Journal covid19 n°1

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Journal covid19 n°1

Leur sécurité est notre priorité.

Le centre Somnang a fermé ses portes le 17 mars dernier.

En effet, il y a plus d’un mois nous avons pris la douloureuse décision de provisoirement fermer le centre Somnang. Pour des raisons sanitaires évidentes, nous préférons éviter les contacts répétés et prolongés, en lieu confiné. Il est de notre devoir, d’éviter la propagation entre les enfants et de protéger les familles déjà extrêmement vulnérables.

Nous tenons à garder un lien très étroit avec eux afin de nous assurer de leur bonne santé et travaillons activement dans ce sens.

Le Cambodge a annoncé financer les soins des malades du covid-19, il se peut cependant que le système de santé finisse par être saturé. Des hôtels ont été pris d’assaut pour en faire des hôpitaux. Nous suivons la situation de près, en gardant un contact quotidien avec Jack.

Srey Pech, cousine d’un de nos protégés, vivant dans le quartier de Stung mean Chey, se rendra une fois par semaine chez les enfants restés à Phnom Penh et facilitera notre contact avec eux.

Jack et sa famille sont à la campagne pour se protéger du virus comme l’ont fait une grande majorité des enfants. Moins de proximité physique, la possibilité de s’entraider entre membres d’une même famille et de trouver de la nourriture dans la nature, voici les principales motivations de cette migration provisoire.

Les enfants restés à Phnom Penh n’ont, pour la plupart, pas de famille à la campagne et sont donc contraints de rester en ville. Les compagnies qui engagent leurs parents ont fermé les unes après les autres et la famine s’abat sur le quartier. La scolarité des enfants étant interrompue, nous avons décidé de subvenir à leurs besoins en nourriture en utilisant vos parrainages pour l’achat de sacs de riz et de produits d’hygiène. Dans les prochains jours, nous organiserons cette distribution et nous ne manquerons pas de vous tenir informés.

La distribution de nourriture est un exercice périlleux. Nous devons, d’une part, nous prémunir des risques de violence et d’émeutes, surtout dans les périodes ou la nourriture manque tant et d’autre part, veiller à ne pas rendre nos familles dépendantes de nous. Je mets un point d’honneur à les accompagner positivement, sans pour autant devenir une béquille sans laquelle ils ne peuvent plus avancer.

 

ENCORE ET TOUJOURS, MERCI.

Je tiens à tous vous remercier pour votre gentillesse, votre patience et toute votre bienveillance.

Cette période est particulièrement dense pour moi, je vous prie donc de m’excuser de ne pas toujours avoir le temps de vous répondre ou parfois de ne pas le faire assez rapidement.

Merci pour votre indulgence, votre confiance sans faille, vous êtes de formidables parrains.

Fiona

 

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